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Carlo Ossola : L’automne de la Renaissance

mardi 9 octobre 2018

Ce qui caractérise la fin du XVIe siècle, c’est une série de tentatives, d’attitudes, d’essais de nouveaux accords qui préludent à ce qu’interprétera par la suite l’orchestre du baroque au grand complet.
Cette période, c’est celle du Maniérisme, située entre la période apollinienne de la Renaissance et celle, dionysiaque, du Baroque.
Carlo Ossola l’a minutieusement étudiée dans l’Automne de la Renaissance, en s’appuyant sur des textes de poètes et de critiques, surtout sur des traités d’art de la seconde moitié du Cinquecento (Dolce, Gilio, Paleotti, Comanini, Danti, ainsi que sur Varchi, Vasari et Lomazzo). À cette époque, comme le note Ossola, « les limites des choses s’effacent : la parole se fait couleur, la couleur musique et chaque chose peut en devenir une autre ».
Analysant les règles de ces écritures, Ossola met en évidence les normes avec lesquelles elles tentaient de fixer, de sauvegarder, de distinguer une syntaxe qui leur fût propre. L’effort consacré à parcourir l’infinie multiplicité des êtres et des formes est exigé par le désir de parvenir à la reductio ad unum finale. C’est à cause de cette intention, latente ou manifeste, que nous pouvons encore distinguer entre l’« automne de la Renaissance » et la pluralité de perspectives d’où naît le sens du vivant et du provisoire de la civilisation baroque.
Publié en 1971, mis à jour et étoffé en 2014, cet essai de référence est une grande fresque sur la fin de la civilisation de la Renaissance en Italie.

BIOGRAPHIES CONTRIBUTEURS
Carlo OSSOLA
Carlo Ossola est professeur au Collège de France, chaire de « Littératures modernes de l’Europe néolatine ». Il a notamment publié Le Continent intérieur (2013) ; À vif. La création et les signes (2013) ; Fables d’identité. Pour retrouver l’Europe (2018) ; avec Michel Butor : Conversation sur le temps (2012).

Gérard MARINO
Gérard Marino, spécialiste de la poésie pastorale de la Renaissance et traducteur littéraire, a traduit en particulier l’Arcadie de Iacopo Sannazaro (prix Flaiano 2005).

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