ISSN 2269-5141

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Alexis Cukier et Catherine Malabou : Nouvelles perspectives sur l’empathie : neurosciences, psychanalyse, philosophie

Séminaire du Collège international de Philosophie

mardi 13 octobre 2009, par Thibaut Gress

18h30-20h30 Université Paris 6-Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris

Jeu 8 oct : Salle J7

Jeu 22 oct : Salle J16

Jeu 5 nov : Salle J7

Jeu 26 nov : Salle J16

Séminaire organisé avec le soutien de l’Université Paris 6-Pierre et Marie Curie.

L’objectif de ce séminaire est de questionner conjointement l’actualité du concept d’empathie en psychanalyse, en neurosciences et en philosophie, et d’ouvrir ainsi de nouvelles perspectives de recherche à l’intersection de ces trois disciplines.

Depuis son origine, le concept d’empathie désigne un phénomène à la fois esthétique (j’éprouve les émotions ou l’expérience d’autrui…) et herméneutique (…pour les comprendre), et engage donc à penser le rapport entre émotion et compréhension. Mais il est devenu aujourd’hui l’intersection principale des disciplines qui examinent l’expérience cognitive humaine, qu’elle soit psychique, cérébrale ou noétique. Les dernières découvertes liées aux phénomènes de l’empathie en neurosciences (neurones miroirs, systèmes de résonance motrice, circuits neuronaux « off line », etc.) ouvrent notamment de nouvelles perspectives de dialogue avec la psychanalyse et la philosophie.
Elles mettent ainsi la philosophie au défi de créer un nouveau modèle de l’empathie (« la coopération herméneutique ») mais aussi de se positionner elle-même par rapport à la compréhension empathique : la philosophie est-elle une simulation expérientielle ? y a-t-il une empathie philosophique ? et qui est l’autre que la philosophie tente de comprendre ?

Mais ces découvertes forment aussi le motif de liens inédits entre neurosciences et psychanalyse : n’y a-t-il pas une homologie structurelle entre l’inconscient cérébral et l’inconscient psychique à l’œuvre dans l’empathie, une analogie entre le geste de l’empathie psychanalytique et l’opération de l’herméneutique neurale ? et ne peut-on pas comprendre le contre-transfert comme un cas de circuit « off line » ?

Parce qu’elle constitue le cœur de la compréhension de l’homme, et parce qu’elle ne cesse d’inquiéter les frontières cognitives et disciplinaires, l’empathie est une occasion théorique inespérée d’ouvrir enfin – autour mais aussi au-delà de ce phénomène – un nouveau programme de recherche sur la question de l’intersubjectivité et de l’origine du social.

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