ISSN 2269-5141

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Raoul Moati : La profondeur sensible de l’être

Samedi 5 novembre

jeudi 27 octobre 2011, par Raoul Moati

UMR 8547 Pays Germaniques (CNRS-ENS)
Séminaire de recherche des Archives Husserl, année 2011-2012
Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 - Paris
Coordination : Jocelyn Benoist (Paris I - Archives Husserl)

LE SENSIBLE

Samedi 5 novembre, 10h30-12h40 (Salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm) :

Raoul MOATI (Jan Van Eyck Academie, Maastricht) :

La profondeur sensible de l’être

Notre exposé prendra pour fil conducteur l’élaboration de la
thématique du sensible chez Levinas, des conférences de l’immédiat
après-guerre jusqu’à Totalité et Infini.
On s’attardera tout particulièrement sur les analyses de Levinas
prenant pour objet la vie immanente du sujet appelé à devenir
responsable. Celles-ci dessinent l’horizon d’une vie subjective, d’une
intériorité en deçà de toute assignation éthique, où le concept
d’intentionalité se trouve déjà - en deçà de l’éthique - contesté en
son principe. Il s’agit pour Levinas d’insister sur les limites que
rencontre - dès son installation dans la vie sensible -
l’intentionalité phénoménologique. On cherchera à mettre en évidence
la manière dont la jouissance sensible vient contester un certain
privilège non-critique accordé au concept d’intentionalité.
La prise en considération de l’installation de plain-pied du sujet
dans l’élément sensible, conduit Levinas à élaborer une critique
frontale du concept heideggeriano-sartrien de Geworfenheit, lequel
pourtant, avait pu représenter dans les premières élaborations
phénoménologiques de Levinas, une alternative au représentationalisme
husserlien.

Une telle critique du représentationalisme tout autant que de
l’être-jeté, au nom ,dans les deux cas, de la portée radicalement
positionnelle du sentir, ne devient cependant pleinement intelligible,
qu’une fois élucidé l’arrière-plan constitutif de notre installation
sensible dans l’être, c’est-à-dire une fois clarifiée la portée
ontologique de l’événement nocturne de la fécondité.
On comprendra alors pourquoi le passage de l’immanence à la
transcendance n’implique en aucun cas un abandon du sensible, mais
l’émergence d’une modalité sensible adaptée à l’événement nocturne de
la transcendance, à savoir la sonorité.

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