ISSN 2269-5141

Accueil > Philosophie Politique > Kostas Axelos > Kostas Axelos : Marx, penseur de la technique

Kostas Axelos : Marx, penseur de la technique

jeudi 1er octobre 2015, par Guillaume Lejeune

Kostas Axelos nous a quittés en 2010 laissant derrière lui une œuvre aux multiples facettes. Ce livre est la réédition de sa thèse défendue en Sorbonne en 1959 et parue une première fois en 1969 aux Editions de Minuit. A l’époque, il eut pour intérêt de dégager l’intention et les conséquences de la pensée philosophique de Marx alors que les écrits apologétiques, partisans et historicisants dominaient la scène interprétative. Depuis, la pensée de Marx s’est détachée du marxisme et d’importants travaux peuvent laisser entendre que le livre d’Axelos, utile en son temps, serait devenu superflu aujourd’hui. Mais, contre toute attente, il n’en est rien. La réédition du livre dans l’élégante collection « encre marine » des Belles Lettres se justifie donc pleinement et ne peut qu’être saluée.

Si l’on situe l’interprétation d’Axelos dans l’histoire du marxisme, il nous faut dire qu’elle constitue une version qui diverge du marxisme orthodoxe et du marxisme humaniste. Contre le premier, Axelos [1] pense les écrits de jeunesse, dont il fait un usage abondant en raison de leur teneur plus philosophique, en continuité avec l’œuvre de maturité, contre le second, il insiste sur l’importance de la technique. Faisant écho à un passage du capital [2], Axelos fait de la technique le nœud gordien de la pensée marxienne. « Pourvu qu’on comprenne le terme dans toute son ampleur et sa vraie profondeur, il serait temps peut-être de commencer à comprendre la pensée de Marx comme une Technologie. La technologie constituerait même le centre de la pensée marxienne, son intention et son nerf. La technologie détient les clés du monde, c’est par le devenir technologique que l’homme se produit en tant qu’homme, la nature devenant histoire et l’histoire se transformant en histoire universelle du monde. C’est la technologie qui édifie les ponts entre le passé, le présent et l’avenir, constituant le rythme du temps historique, du devenir des conquêtes de l’homme. C’est dans la technologie aussi - et principalement - que réside le secret du double aspect du monde et le côté double de l’aliénation, le monde spirituel reflétant et sublimant les insuffisances du monde matériel. Enfin, c’est la technologie qui détient le secret des liens qui unissent la théorie et la pratique, la pensée et l’action, le logos et la technè. » (425).

Outre l’intérêt de présenter une interprétation d’ensemble de la pensée de Marx à partir d’un thème qui permet d’organiser sa démarche et de la problématiser, l’intérêt du livre d’Axelos est qu’il s’inscrit, aussi dans un itinéraire personnel qui déborde le cadre de l’interprétation marxienne proprement dite et qui ouvre à la pensée méditative autour de laquelle s’articule une œuvre propre. Le livre sera d’ailleurs intégré par Axelos à un triptyque intitulé le déploiement de l’errance dans lequel lui seront adjoints les livres suivants « Héraclite et la Philosophie » [3] et « Vers la pensée planétaire » [4].

Le sens du livre d’Axelos sur Marx est donc non seulement d’organiser sous une perspective féconde la pensée du philosophe rhénan, il s’agit également de dévoiler, à travers le thème de la technique, un aspect de ce qui constitue l’errance fondamentale de la pensée. A ce concept d’errance qui lui sert à penser la tonalité de la condition de l’homme moderne retors à toute fixation, Kostas Axelos ajoutera par la suite les concepts de jeu et d’enquête. Sans que l’on puisse dire que ces concepts soient pleinement développés dans la publication de sa thèse. Une lecture attentive y décèlera certains indices. L’errance affleure dans la résistance de la pensée à se réaliser. Selon Axelos, Marx aurait voulu dépasser la « vérité errante de la philosophie » (414) en la réalisant dans une praxis universelle, mais les ambiguïtés de celle-ci, qui reste déterminée par ce qu’elle nie, ne fait que réaffirmer la souveraineté foncière de l’errance. Au thème de l’errance qui ne fait qu’affleurer ici, Axelos associe ensuite, le jeu, dont on trouve également la trace dans son livre sur Marx. Ainsi quand Axelos parle du rapport ambigu de Marx à l’art, à la fois fasciné par les grands écrivains (Eschyle, Shakespeare, Balzac) et considérant l’art comme une expression de l’aliénation de l’homme, il évoque l’idée que l’avenir de l’art tiendrait peut-être dans la notion de « jeu » (248). De façon plus générale quand Marx suggère le dépassement de la contrainte du travail aliéné par la technique planétaire, Axelos y voit la porte ouverte à une pensée du jeu (327-328, 400), c’est-à-dire une activité qui dans son cours se donne ses propres règles. L’enquête n’est, quant à elle, guère thématisée dans ce livre, mais elle est à l’œuvre dans le dialogue méditatif auquel Axelos confronte Marx. Il s’agit en effet pour lui d’instruire l’horizon de pensée auquel la philosophie de Marx nous ouvre afin de problématiser celle-ci à l’aune de celui-ci.

Si l’on suit Axelos, chez Marx, ces différents thèmes sont toutefois oblitérés par la notion centrale d’aliénation qui les suscite cependant en renvoyant à l’impact de la technique sur l’homme. Le traitement de l’aliénation mis en avant par Marx serait ainsi une pensée de l’homme aux prises avec lui-même dans un monde marqué par la technique. Dans sa thèse, ce n’est donc pas la technique en tant que telle qui intéresse Axelos. Sa démarche se démarque nettement de celle de quelqu’un comme Simondon, il ne s’intéresse guère à l’objet technique en tant que tel. S’il note que Marx définit en passant l’évolution de l’outil en machine [5], c’est uniquement pour en dégager le caractère historiquement situé - en l’occurrence, moderne - de la technique (374). A la suite de Marx, Axelos s’intéresse à la technique en tant qu’elle signifie une clé du rapport de l’homme à l’homme, rapport intrinsèquement lié à une histoire.

En fait, ce n’est pas le Marx politique, mais un Marx anthropologue qui dessine l’horizon de l’interprétation d’Axelos. Ce Marx anthropologue, l’auteur prend soin de le situer dans les développements de la philosophie. Il voit dans la pensée de Marx une relève et un accomplissement de la métaphysique. Marx aurait en quelque sorte fait une « praxis absolue » du « savoir absolu » hégélien. Mais cette praxis absolue se serait réalisée au détriment de l’homme qui serait aliéné.

Axelos reprend pour son compte le constat de Lénine qui écrivait dans ses cahiers sur la dialectique hégélienne : « on ne peut entièrement comprendre le capital de Marx et en particulier son premier chapitre si l’on n’a pas étudié d’un bout à l’autre et compris toute la Logique de Hegel. Par conséquent, pas un marxiste n’a compris Marx un demi siècle après lui ! » [6]. Le penseur d’origine grec considère dès lors qu’on ne peut comprendre Marx sans le confronter à la pensée de Hegel. C’est pourquoi il consacre le premier livre de sa thèse au rapport entre Marx et Hegel. Selon lui, la critique marxienne de Hegel est une critique extérieure qui attaque moins Hegel sur ce qu’il dit du savoir, que sur la place centrale et supposée exclusive qu’il réserve à celui-ci. A entendre Marx, « Hegel fait de l’homme, l’homme de la conscience de soi, au lieu de faire de la conscience de soi, la conscience de soi de l’homme réel, vivant par conséquent dans un monde réel et objectif et conditionné par lui » [7]. Axelos a donc raison de montrer le côté artificiel de la critique marxienne qui, à défaut d’atteindre sa cible, indique un nouvel horizon de pensée, une nouvelle façon de concevoir l’homme.

L’anthropologie qui sous-tend la pensée de Marx est ainsi, comme le montre Axelos, celle de l’homme réel, dont les désirs, les besoins et les représentations sont conditionnés par le monde matériel (organisant les rapports de production) auquel il appartient. Conditionné par le monde des rapports économiques, l’homme pourrait toutefois prendre conscience de son aliénation et vouloir autre chose. Même s’il est toujours possible de retomber dans des aliénations diverses, l’homme pourrait par sa praxis vouloir changer le monde. Il deviendrait alors, si l’on suit Marx, conscience révolutionnaire.

Mais comme le montre bien Axelos, cela ne va pas sans ambiguïtés, car si le monde des rapports de production est comme une infrastructure qui détermine la superstructure que seraient les représentations et les idées, la praxis qui permet de dépasser l’aliénation a besoin d’une conscience de celle-ci. En renversant les rapports entre le monde matériel de la production et le monde spirituel de la pensée, Marx échoue à caractériser la complémentarité constitutive de chacun de ces termes. Il pose un prima du pratique sans tenir suffisamment compte du fait qu’un tel prima ne pourrait s’imposer sans l’aide du théorique.

Comme on le voit, la critique de Hegel est un itinéraire qui nous conduit du savoir absolu à la praxis totale. Celle-ci entend répondre au problème de l’aliénation de l’homme dont le rapport au travail aurait été profondément chamboulé par la révolution industrielle. Dans les livres qui suivent, Axelos s’attache à décrire les différents aspects de l’aliénation de l’homme qui découlent du changement de ses conditions matérielles de vie : l’aspect économique (livre II), l’aspect politique (livre III), l’aspect social et anthropologique (livre IV), l’aspect idéologique (livre V). Bien que de moutures plus scolaires, ils ont l’intérêt de multiplier les perspectives sur la théorie de l’aliénation chez Marx. De la sorte, Axelos évite toute compréhension unilatérale de celle-ci. On notera par ailleurs que l’auteur dégage pleinement l’aspect messianique sur lequel débouche le travail critique de Marx.

Ce caractère messianique constitue le centre du dernier livre, le livre VI consacré à l’idée de réconciliation en tant que conquête. L’auteur y montre que Marx ne fait pas de la critique une fin en soi, mais le relais d’une praxis, la praxis révolutionnaire. La philosophie devrait en quelque sorte œuvrer à son propre dépassement. A ce titre la pensée marxienne serait en quelque sorte « philosophiquement antiphilosophique » (275). Il s’agirait de réconcilier la nature et l’histoire, l’homme et la société, l’individu et la communauté, les besoins et la technique. Cette réconciliation se penserait comme un retour, non pas à une situation paradisiaque, mais à ce qui constituerait l’essence propre de l’homme, laquelle résiderait dans le fait d’être le résultat de sa propre production. Dans un tel plan, le monde devrait devenir le moyen terme de la production de l’homme par lui-même.

Comme le montre Axelos, la survalorisation de la praxis se mêle à une certaine idéologie qui nie la nature en affirmant la toute puissance d’un homo technicus. Mais, des fantômes de la superstructure à renverser hanteraient la fin que se donne la pensée marxienne de la praxis. Tout en critiquant sévèrement la religion, Marx reproduirait un certain messianisme qui ne serait pas sans rappeler le prophétisme juif. L’ambiguïté concernerait tout autant la métaphysique qu’il rejette, mais dont le rejet s’opèrerait à partir d’un dualisme qui rappellerait la structure de la métaphysique critiquée. L’attitude de Marx est également ambiguë à propos de l’art que Marx rejette pour des raisons théoriques, mais qu’il ne peut s’empêcher d’admirer personnellement. Ces ambiguïtés témoignent du fait que Marx, pressé de substituer une praxis supposée libératrice aux différentes formes aliénées de l’existence humaine, ne prend pas toujours la pleine mesure de ce qu’il critique. Selon l’auteur, Marx met à nu l’errance de l’existence humaine « sans cependant aller jusqu’au bout en saisissant l’errance comme telle » (372). Il veut arrêter le devenir errant de la condition humaine dans la société communiste. Or celle-ci ne va pas sans ambiguïtés tant en ce qui concerne l’aspect politique, économique et anthropologique. Marx veut que l’homme dépasse son aliénation et conquiert le monde au moyen d’une technique totalement libérée. En imaginant qu’il réalise dans la praxis ce que les philosophes antérieurs cherchaient à réaliser dans la pensée, se pose la question de savoir si une telle façon de faire n’équivaut pas à sacrifier la pensée elle-même. Axelos s’interroge sur ce que deviendra la méditation réfléchissante dans un monde devenu transparent à lui-même par l’action d’une technique conquérante et planétaire. Le communisme censé accomplir la liberté n’est-il pas remis en question par cette liberté elle-même qui se penserait moins sur le mode de l’accomplissement que sur celui de l’errance ?

En bref, ce que reproche Axelos à Marx, c’est de penser de façon trop unilatérale les rapports du monde matériel au monde spirituel. Il n’y a pas pour lui deux mondes, dont l’un serait premier et l’autre serait conditionné. Ce qui apparaît derrière sa lecture critique de Marx, c’est que pour lui, il y a plutôt un monde qui se caractérise par un jeu, une interdépendance d’aspects qui organise une condition humaine qui ne se laisse pas fixer, mais erre entre différents pôles. Le corollaire d’une telle façon de concevoir le monde est l’enquête. A l’instar de Heidegger, dont on sent l’influence profonde, Axelos attache une importance capitale à la question quitte à laisser les réponses en suspens. Il cherche à dégager à travers sa lecture de Marx un horizon permettant de penser l’existence humaine. Marx aurait dégagé l’importance de la technique dans le rapport que l’homme entretient avec lui-même, il aurait ce faisant découvert un nouvel horizon. Mais, dans sa hâte à trouver des solutions pratiques, il aurait laissé certaines questions en suspens.

Dans sa ferveur critique, Marx est, selon Axelos, parfois « dépassé parfois par sa propre pensée » (290). Il indiquerait un dépassement possible des conditions matérielles de son temps, mais ne montrerait pas clairement en quoi consisterait ce dépassement, flirtant par conséquent avec un certain nihilisme (371). Sur le plan économique, Marx veut faire de l’homme l’origine et la fin du procès. Ce faisant, il tend à nier l’importance du donné naturel. Pour le problème majeur de l’écologie, on ne peut que regretter cette neutralisation de la nature qu’il partage avec l’économie moderne capitaliste. Le paradigme des physiocrates selon laquelle la richesse viendrait de la terre est ici comme ailleurs trop rapidement ignoré. C’est toutefois moins aux conséquences pratiques du déni de la nature, qu’Axelos s’attache qu’aux hésitations théoriques de Marx qui tout en reconnaissant qu’il y a un donné naturel, veut cependant faire de la praxis humaine la racine de son anthropologie. Axelos note d’ailleurs d’autres hésitations comme la fonction paradigmatique et pourtant historiquement située de la lutte des classes qui vaut essentiellement pour l’époque bourgeoise. Sur le plan politique, Axelos montre que Marx critique toute bureaucratie, mais échoue à penser précisément l’organisation de la société. Sur le plan anthropologique, Axelos montre que l’homme total censé être le résultat de la technique planétaire n’est, dans la mesure où il nie toute transcendance, qu’un « matérialiste pratique » (407). Sur le plan idéologique, Marx resterait, selon Axelos, tributaire des conceptions qu’il entend dépasser. Le refus marxien de toute transcendance conduirait à un jeu de puissance autonome où subsisterait toutefois l’errance d’un sens indéfini.

Comme on le voit, derrière une lecture qui dégage les différents aspects du concept d’aliénation chez Marx et qui en souligne les ambiguïtés, la pensée propre d’Axelos émerge discrètement. Le livre intéressera par conséquent tant les étudiants soucieux de trouver une introduction claire et critique à la pensée de Marx que les chercheurs s’intéressant à l’œuvre passionnante et complexe d’Axelos, même si maints thèmes propres à sa méditation philosophique ne sont ici qu’ébauchés et ne s’éclaireront pleinement qu’à la lueur de ses écrits ultérieurs. On notera que sans bénéficier des travaux plus récents de l’interprétation française, lesquels en s’articulant autour de la revue Actuel Marx ou encore des travaux de Renault ou Fischbach (pour ne citer qu’eux) témoignent d’un certain regain d’intérêt pour Marx, le livre présente dans ses annexes conclusives un guide de lecture qui bien que daté garde tout son intérêt ; il contient, à côté de travaux sur Marx et Engels, une liste des travaux sur Hegel, sur les jeunes hégéliens, sur l’économie politique anglaise, sur le socialisme français, sur le positivisme et sur le marxisme. Ce faisant, il propose un itinéraire d’initiation à Marx qui par ses perspectives multiples est pour le moins original et convaincant. On ne peut donc que recommander la lecture de ce livre, qui allie avec beaucoup de brio la rigueur interprétative et une méditation sur l’horizon contemporain de notre monde.

Notes

[1Kostas Axelos, Marx penseur de la technique, Paris, Les Belles Lettres, Collection « encre marine », 2015

[2« Darwin a conduit l’attention sur l’histoire de la technologie naturelle, c’est-à-dire sur la formation des organes des plantes et des animaux considérés comme moyens de production pour la vie. L’histoire des organes productifs de l’homme social, base matérielle de toute organisation sociale, ne serait-elle pas digne d’une telle attention ? Et ne serait-il pas plus facile de mener cette entreprise à bonne fin, puisque, comme dit Vico, l’histoire de l’homme se distingue de l’histoire de la nature en ce que nous avons fait celle-là et non celle-ci ? La technologie (Die Technologie) dévoile le rapport actif de l’homme à la nature, le procès immédiat de production de sa vie et, par conséquent, de ses conditions de vie sociales et des représentations qui en découlent ». K. Marx, Le Capital, in Œuvres Philosophiques, Paris, Costes, Livre I, tome II, p. 59.

[3K. Axelos, Héraclite et la philosophie, Paris, Editions de Minuit, 1962.

[4K. Axelos, Vers la pensée planétaire, Paris, Editions de Minuit, 1964.

[5« Outils simples, accumulation des outils, outils composés, mise en mouvement d’un outil composé par un seul moteur manuel, par l’homme, mise en mouvement de ces instruments par les forces naturelles, machine, système des machines ayant un seul moteur, système de machines ayant un automate pour moteur, - voilà la marche des machines ». K. Marx, Misères de la philosophie, Paris, Costes, 1950, p. 165.

[6Lénine, Cahiers philosophiques, Paris, Editions Sociales, 1955, p. 149, cité par Axelos, p. 433.

[7K. Marx, La Sainte Famille, in Oeuvres Philosophiques, Paris, Costes, t. II, 139), mais une telle analyse présuppose que la Phénoménologie qui est l’objet de la critique de Marx serait une anthropologie, ce qui - quoi qu’aient pu en penser Kojève ou encore Hyppolite - n’est pas le cas pour peuqu’on prenne la peine de se rapporter à la matrice encyclopédique du système hégélien [[Voir à ce propos : J-R. Seba, Le partage entre l’empirique et le transcendantal. Essai sur la normativité de la raison. Kant, Hegel, Husserl, Paris, Ousia, 2007.

SPIP | Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

Conception, réalisation et design : Jean-Baptiste Bourgoin