ISSN 2269-5141

Accueil > Philosophie contemporaine > John Dewey > Jean-Pierre Cometti : La démocratie radicale. Lire John Dewey

Jean-Pierre Cometti : La démocratie radicale. Lire John Dewey

samedi 18 novembre 2017, par Juliette Monvoisin

Alors que son intérêt marqué pour la philosophie wittgensteinienne avait rendu quasi incompréhensible son précédent ouvrage sur le pragmatisme, Qu’est-ce que le pragmatisme ? [1], tant y étaient indistinctement mêlées considérations linguistiques et épistémologie pragmatiste, Jean-Pierre Cometti signe, avec La Démocratie Radicale – Lire John Dewey, un livre éclairant. Certes, il y demeure un manque de clarté dans le propos, dont la logique, peut-être parce qu’il débute in medias res, ne devient visible qu’au terme de la lecture, et seulement pour qui connaît les textes dont il était question. On peut aussi regretter qu’aucun concept ne soit donné en langue originale, pas même dans les notes de fin, ce qui rend plus difficile de saisir dans toute leur dimension la finesse des distinctions deweyennes. Toutefois, d’une part, de nombreuses citations assez longues, souvent judicieusement choisies, servent d’appui à la démonstration ; d’autre part, les répétitions et les reformulations, si elles sont parfois pénibles, ont néanmoins pour vertu d’insister sur les points importants, et ainsi, de donner une deuxième chance au lecteur égaré. Surtout, le parti pris consistant à envisager l’ensemble de la philosophie de John Dewey, et non simplement ses textes explicitement politiques, à partir de la critique du libéralisme classique, et de la nécessité de son renouvellement, nous paraît fécond : en exprimant la dimension politique de thèmes aussi différents que le langage, l’art ou la science, Cometti fournit au lecteur un regard transversal et contemporain sur un corpus capable, selon l’auteur, de « défaire quelques uns des nœuds qui se sont formés dans notre pensée » [2].

1 – Une approche généraliste : John Dewey à la rescousse des problèmes contemporains

Le but de Jean-Pierre Cometti dans cet ouvrage n’est pas, il le dit dès l’introduction, de faire de l’histoire de la philosophie, mais de démontrer en quoi Dewey offre des pistes de réponses aux problèmes posés par le libéralisme. Or, puisque le libéralisme « reste au centre des débats en cours, philosophiquement et politiquement » [3], le pragmatisme deweyen est éminemment actuel : c’est pour cette raison qu’il doit nous intéresser. En cela, Cometti semble à première vue aller à rebours de la méthode pragmatiste, consistant à n’utiliser, pour des problèmes présents, que des moyens adaptés et donc également présents – et certainement pas une philosophie vieille d’un siècle.

L’auteur répond à ce paradoxe, selon nous de façon assez convaincante, en expliquant que la méthode pragmatiste se caractérise par une prudence épistémique, guidée par la contextualisation des enjeux : elle laisse toujours volontairement ouvertes les questions qu’elle pose. Le sens des concepts ne réside pas dans une définition fermée sur elle-même et éternelle, mais il change en fonction des conséquences qui en découlent selon les situations socio-historiques. Dans ce contexte, se servir des outils que cette méthode propose ne revient pas à plaquer des idées a priori sur des conditions socio-historiques particulières, mais à adapter des principes ouverts à notre présent et aux problèmes qu’on y rencontre. Puisque, dans La Démocratie Radicale, le concept qui importe est celui de liberté, il s’agit, et c’est ce que fait Cometti dans le dernier chapitre de son livre, de décrire ce que recouvre la « signification pratique de la liberté » pour John Dewey : être libre, c’est être libre d’agir. Savoir si un régime ou un concept est porteur de liberté, c’est envisager, pour un concept donné, les « énergies qu’il a libérées […] autant que celles qu’il a entravées » [4].

C’est cette conception qui, d’une part, autorise l’auteur à exercer une approche généraliste de la philosophie pragmatiste, comprise pratiquement et non dogmatiquement, et, d’autre part, sert à John Dewey de critère pour juger de la pertinence des concepts politiques en termes de potentialité émancipatrice. C’est pourquoi l’ensemble des chapitres de La Démocratie Radicale peuvent être compris rétrospectivement comme une clarification de la méthode deweyenne, consistant à évaluer la somme de liberté concrète rendue possible par chaque courant du libéralisme, en ce qu’il est censé mettre la liberté des individus au centre de son système. On comprend que c’est cette critique qui devra nous conduire à de nouveaux horizons théoriques, libérateurs, valables ici et maintenant.

2 – Un libéralisme, oui, mais lequel ?

Comprendre pleinement ce projet n’est malheureusement possible que vers la fin de La Démocratie Radicale, car le premier chapitre, dédié semble-t-il à poser des jalons conceptuels sur la méthode historiciste, est tout sauf clair : par une organisation assez erratique, il échoue selon nous à mettre au jour les clefs de compréhension de la démonstration. Et pour cause : le coeur de la méthode pragmatiste n’est abordé qu’à partir du troisième chapitre, consacré à la démarche scientifique et méthodologique de Dewey. En commençant par énumérer les « erreurs du libéralisme » avant d’avoir nommé le critère de la critique, et en évoquant la « fiction de l’individu » avant d’avoir parlé de l’individualisme, Cometti semble ne pas savoir par quel bout prendre une philosophie deweyenne complexe, certes, mais structurée. La raison en est sans doute au refus des pragmatistes de procéder à une démonstration en bonne et due forme, partant des prémisses et s’acheminant vers les conséquences, puisque, pour eux, dissocier les deux termes n’aurait aucun sens. L’auteur paraît tout vouloir faire venir en même temps : le contexte historique, les liens avec le communisme, le projet d’émancipation, et la méthode critique. Ce semi-échec de la présentation est dommageable, car il prive le lecteur des outils nécessaires pour entendre la suite.

Malgré tout, au cours du deuxième chapitre, le propos trouve un rythme et un ordre, et l’on finit par saisir au vol le déploiement de la pensée. Celle-ci tend, et c’est la conséquence logique de ce que nous avons vu, à évaluer, par la reprise des analyses d’Après le Libéralisme ? [5] et de la méthode historiciste qui y est utilisée, les potentialités émancipatrices que chaque courant du libéralisme contenait à une époque précise, aujourd’hui révolue. Cometti le résume bien, « démocratie et libéralisme sont liés, historiquement et conceptuellement » [6] : les idées libérales se sont historiquement constituées autour des valeurs de l’émancipation vis-à-vis de systèmes vécus comme insupportables, et incompatibles avec des aspirations tournées vers le changement social. On peut déplorer sur ce point que l’auteur n’ait pas pris le temps de développer un peu plus les causes des vertus émancipatrices de ces courants, par exemple, au temps de Locke, le conflit d’intérêts existant en Angleterre entre les nobles, exerçant sur certains territoires un droit hérité de la féodalité, et des propriétaires terriens ayant acheté leurs terres, et nécessitant une légitimation de la propriété privée. La théorisation du droit de propriété par John Locke, si elle n’a pas été la conséquence de ce conflit, lui a néanmoins dû une partie de son succès, comme l’explique Dewey dans Après le Libéralisme ?, et a aidé à la libération de la bourgeoisie vis-à-vis de la noblesse. Même dans le contexte d’une approche généraliste, de tels développements auraient pu mieux faire comprendre au lecteur ce que cela signifiait pour une doctrine que d’être vectrice de significations émancipatrices.

Chaque courant est survenu pour s’opposer à des formes arbitraires de pratique du pouvoir qui faisaient obstacle à la liberté des individus : en cela, tous ont été à un moment ou à un autre porteurs de liberté. Seulement, et c’est le nerf de la critique de Dewey, qu’ils soient partisans du laisser-faire ou de l’intervention de l’État, du libertarisme ou du New Deal, l’erreur fondamentale de tous les libéraux depuis John Locke est d’avoir naturalisé les habitudes, sans voir que celles-ci étaient le fruit de processus d’apprentissages : comme le souligne Cometti, ils y ont vu « la source des coutumes et des institutions, au lieu d’y voir une conséquence de celles-ci » [7]. Ces habitudes de pensée ou d’action, comprises comme universelles, ont servi à caractériser la nature des droits individuels, au lieu d’être conçues comme des tendances à agir ayant vocation à être transformées, dès lors que des situations problématiques (crises ou conflits) survenaient. Le libéralisme, en échouant à voir que le développement de l’intelligence dépendait de l’éducation et du milieu socio-culturel des individus, a créé des principes inaliénables qui, bientôt inadéquats à la réalité, se sont mués en facteurs de conservation. Puisque tous les individus, censés être dotés d’une intelligence abstraite soustraite à l’Histoire, étaient par-là égaux face au travail et donc face à la propriété, les inégalités de richesse et de pouvoir étaient justifiées. Faute d’avoir pensé une liberté concrète dépendante des conditions historiques, la liberté abstraite des libéraux s’est muée en un obstacle au changement, et on est passé de l’homo liberalis (épris d’émancipation) à l’homo economicus (en proie au laisser faire et à la recherche d’intérêts privés). C’est ce que résume bien, malgré ses allures de pastiche, la phrase de Cometti : « le libéralisme est aussi un absolutisme » [8].

Pour Dewey, il est donc nécessaire de renouveler le libéralisme, afin de conserver ses visées émancipatrices, et ainsi de parvenir à une démocratie authentique, sans commettre les mêmes erreurs que ses fondateurs. Nous serions alors tentés de classer le philosophe dans la mouvance néo-libérale ; mais cela reviendrait à faire un contre-sens. En effet, s’il partage avec les fondateurs d’un tel courant de pensé, tels que Walter Lippmann, le diagnostic du caractère inabouti de la démocratie [9], ou avec Hayek l’idée que les groupes sociaux ne sont rien en-dehors des individus qui les constituent, il refuse leur appel à un laisser-faire économique total. Selon Dewey, le néolibéralisme tel qu’il est défendu par ces penseurs, fondé sur la liberté d’entreprise et la libre concurrence, n’améliore pas la qualité de l’agir social : l’auteur nous dit même que le libéralisme radical de John Dewey est « au point opposé […] de la politique néo-libérale de la plupart des Etats » [10]. Le libéralisme doit au contraire être revu dans le sens d’une radicalisation de la démocratie, processus qui, selon l’auteur, se condense en une maxime : « en accorder les moyens et les fins » [11] – autrement dit, rendre concevable, par le développement d’une éducation appropriée, des individus libres, capables de choix véritables, et dont les habitudes sont adaptées à la vie démocratique. Ce sont des individus eux-mêmes que l’on doit attendre ce renouvellement. C’est la reprise de ce constat qui pousse Cometti à réinterpréter les analyses de Dewey portant sur l’art ou la science, dans la perspective d’une réflexion sur la nécessité de « radicaliser le libéralisme » [12].

3 – Relire Dewey dans une perspective politique : une tentative féconde

La signification pratique de la liberté n’est donc pas seulement institutionnelle, mais aussi économique et culturelle : c’est un « mode de vie personnel » [13], consistant pour un individu à être capable de résoudre des problèmes qui n’appellent pas seulement à l’application d’une règle existante, dans des situations où la solution est déjà donnée. La démocratie deweyenne, comme régime de liberté, n’est pas simplement un concept voué à la péremption, une option parmi d’autres, mais une réinvention quotidienne des moyens d’exercer sa liberté et de développer ses capacités individuelles : « c’est en elle que s’actualisent les vertus de la communication, qui […] est la seule source de liberté et de développement de l’individualité que nous connaissions » [14].

Si l’on prend acte d’une telle description ou caractérisation de la démocratie, celle-ci n’est pas une idée fermée sur elle-même et inadaptable : elle désigne la mise en œuvre d’une liberté dont les conditions doivent être constamment redéfinies en fonction des données sociales, économiques ou culturelles. Cela explique un point autrement étonnant : le fait qu’un ouvrage consacré à la conception de la démocratie chez John Dewey fasse l’économie d’une étude à part entière du Public et ses Problèmes, qui est pourtant le seul véritable ouvrage de philosophie politique écrit par le philosophe américain [15]. Mais c’est que Cometti, d’abord spécialiste de philosophie de l’art et du langage, ne s’intéresse pas tant à la démocratie comme régime ou système institutionnel, qu’à l’individualisme étendu qu’elle désigne, offrant pour but de la politique la liberté concrète de chaque individu, c’est à dire son épanouissement complet : c’est ça qui fait tout l’intérêt du livre. La démocratie radicale doit donner aux individus la possibilité de « prendre réellement en main, individuellement et collectivement, les conditions de leur développement et les voies dans lesquelles ils souhaitent s’engager » [16] ; en ce sens, les questions relatives à l’art ou à la culture « ne se posent pas en d’autres termes que les questions sociales, économiques et politiques » [17].

Pour nous en convaincre, l’auteur revient toutefois, brièvement, sur la critique de l’individualisme qu’on trouve dans le Public et ses Problèmes : l’idée que, depuis l’industrialisation, l’individu est perdu dans la « grande société », car il n’est qu’un rouage de l’organisation sociale, à laquelle il est quotidiennement sacrifié. Il nous livre ensuite une vision assez habermasienne de John Dewey, selon laquelle la constitution de l’individualité, c’est à dire de la citoyenneté démocratique, résiderait pour le philosophe « dans les ressources de la communication, de la coopération, de l’éducation et de la connaissance partagées » [18]. Il ne s’agit cependant pas seulement d’opposer, comme l’avait fait Habermas, rationalités instrumentale et communicationnelle, mais de fonder l’individualité sur des croyances, entraînant des habitudes de pensée et d’action, qui seraient créées collectivement. C’est sur ce mode de création de ressources épistémiques qu’il faut agir, si l’on veut faire advenir la démocratie radicale : c’est sur lui que repose l’émancipation de l’individu. Comme le résume un peu niaisement l’auteur, la véritable égalité est « celle qui permet à chacun d’être différent » [19] : c’est dans cette mesure que la démocratie ne peut être réalisée que si chacun a accès à la culture, l’art et la connaissance sociale, car seul cet accès garantit la liberté de se déterminer soi-même. Or, ce qui désigne la transformation des croyances dans la terminologie deweyenne, c’est l’éducation, comprise au sens large comme une entreprise collective et mutuelle de production et de transmission de savoir social. Elle a pour but la résolution de problèmes dans des situations concrètes, et, corrélativement, la vérification d’hypothèses faillibles.

Ce qui manque selon nous à ces analyses, c’est la mise en œuvre concrète de l’approche généraliste préconisée par Cometti. En effet, si l’on veut bien admettre que ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de renouveler le libéralisme en le radicalisant, même si l’auteur admet que cette idée « ne va pas de soi » [20], quelle serait la forme d’une telle transformation ? Si tout le plaidoyer de Dewey en faveur d’une radicalisation du libéralisme vise à « retrouver la maîtrise de la société sur les processus et les structures économiques » [21], et si la politique « n’a pas d’autres mains que les mains individuelles » [22], alors le premier pas de celui qui voudrait se mesurer aux exigences deweyennes, serait de devenir lui-même une de ces mains, une main qui forgerait et partagerait un savoir social nouveau. Or, Cometti ne nous donne aucune piste concrète, de même qu’il ne nous donne pas de réponse à la question, dont il regrette pourtant qu’elle soit « si souvent négligée » [23], de savoir si « la préservation des libertés […] a pour condition une préservation des principes sur lesquels l’économie libérale s’est édifiée » [24].

4 – Des considérations méthodologiques intéressantes, mais mal reliées à l’ensemble

Ces considérations de philosophie politique ne vont pas sans une méthode globale et une métaphysique, et c’est cette dernière qui a conduit Dewey à réfléchir aux enjeux du libéralisme. Cometti le comprend bien, et c’est d’autant plus dommage que ces remarques n’aient pas été placées plus adéquatement dans l’ouvrage, où elles séparent critique du libéralisme traditionnel et description d’un nouveau libéralisme, là où ces dernières devraient être comprises dans une continuité. Débutant son troisième chapitre par l’affirmation selon laquelle « les motifs politiques, chez John Dewey, ne sont pas séparables de sa philosophie dans son ensemble » [25], l’auteur explique que si l’idée que les sciences puissent être la source d’une régénération des structures politiques n’est pas nouvelle, la philosophie pragmatiste a ceci de particulier que c’est à la méthode scientifique que cette régénération éventuelle devrait son succès. Le chapitre tout entier se présente d’ailleurs comme un ensemble de précisions concernant cette méthode. Parmi les concepts importants qui se voient développer, on peut par exemple citer celui d’individu, qui ne doit pas être conçu comme un atome séparé du tout qu’est la société, mais comme une véritable « individualité », fruit des interactions dans lequel il est pris. Cometti prend également soin de souligner l’hypothèse naturaliste corrélative, développée dans Expérience et Nature [26], et consistant à articuler ce qui relève du champ social et culturel à ce qui qualifie le jeu des adaptations à l’échelle du vivant, le langage étant alors vu comme le moyen de coordonner socialement les actions.

Ces analyses sont ici traitées de façon fine et intéressante, notamment en raison de la grande familiarité qu’entretient l’auteur avec des philosophes comme Peirce ou Wittgenstein, à qui il a consacré plusieurs livres. On voit bien que des distinctions telles que celle qu’il développe entre droits et règles ou entre faits et valeurs, le passionnent, et il les analyse de façon assez percutante. Ainsi, il explique bien en quoi Dewey considère que c’est une erreur d’avoir dissocié le droit, défini a priori comme un inconditionné, des conditions pratiques dans lesquelles il avait été forgé, et d’avoir par-là converti les règles appliquées en droits abstraits. Comme l’avait déjà perçu Karl Marx [27], c’est faute d’avoir saisi la dimension intégralement sociale du droit, toujours soumis à modification, que les libéraux ont transformé des outils d’émancipation en obstacles à la liberté, se servant de concepts périmés qu’ils pensaient incorruptibles. Par ailleurs, la confrontation de l’épistémologie des libéraux à celle des pragmatistes sur le terrain du rapport entre moyens et fins, les premiers dissociant ce qui pour les seconds doit être uni au moyen de l’enquête, est très judicieuse, en ce qu’elle fait apparaître le coeur même de ce qui fait problème dans la philosophie politique libérale. En effet, c’est parce que les fins ont été vues comme indépendantes du choix des moyens que les libéraux ont privilégié l’expertise technocratique, fondée sur l’action instrumentale, au détriment de la transformation par le bas des conditions de l’agir social, fondée sur le dialogue.

Ces développements sont donc cruciaux pour comprendre la critique du libéralisme, et on ne peut que regretter qu’ils soient si maladroitement intégrés au reste du raisonnement. De manière plus générale, le livre de Cometti témoigne d’une compréhension très fine de la philosophie de John Dewey, et il est passionnant quand il est étudié dans le détail, mais la logique de sa construction reste souvent absconse. Cela prive malheureusement le lecteur d’une prise en vue authentique des enjeux contemporains que véhicule une telle volonté de radicaliser le libéralisme.

Notes

[1Jean-Pierre Cometti, Qu’est-ce que le Pragmatisme ?, Edition Gallimard, Folio Essais, 2010

[2Jean-Pierre Cometti, La démocratie radicale – Lire John Dewey, Paris, Gallimard, 2016, p.10

[3Ibid, p.24

[4Ibid, p.22

[5John Dewey, Après le Libéralisme ? Ses impasses, son avenir, Paris, Climats, 2014, 192 pages

[6Jean-Pierre Cometti, La démocratie radicale – Lire John Dewey, Paris, Gallimard, 2016, p.79

[7Ibid, p.66

[8Ibid, p.68

[9Walter Lippmann, Le Public Fantôme, Paris, Demopolis, Laurence Décréau (trad.), 2008, 192 pages

[10Jean-Pierre Cometti, La démocratie radicale – Lire John Dewey, Paris, Gallimard, 2016, p.20

[11Ibid, p.17

[12Ibid, p.53

[13Ibid, p.232

[14Ibid, p.197

[15John Dewey, Le Public et ses Problèmes, Paris, Gallimard, Joëlle Zask (trad.), 2010, 336 pages

[16Jean-Pierre Cometti, La démocratie radicale – Lire John Dewey, Paris, Gallimard, 2016, p.249

[17Ibid, p.250

[18Jean-Pierre Cometti, La démocratie radicale – Lire John Dewey, Paris, Gallimard, 2016, p.166

[19Ibid, p.187

[20Ibid, p.188

[21Ibid, p.205

[22Ibid, p.222

[23Ibid, p.141

[24Ibid, p.141

[25Ibid, p.100

[26John Dewey, Expérience et Nature, Paris, Gallimard, Joëlle Zask (trad.), 2012, 440 pages

[27Karl Marx, Sur la Question Juive, M. Simon (trad.), Aubier-Montaigne, 1971, 159 pages

SPIP | Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

Conception, réalisation et design : Jean-Baptiste Bourgoin