Jacques Aumont : Fictions filmiques. Comment (et pourquoi) le cinéma raconte des histoires

Il y a un bon quart de siècle qu’on dit que le cinéma n’est plus le cinéma, et aujourd’hui ce sentiment a deux noms – la mondialisation, le numérique – et un symptôme majeur, les nouvelles circulations d’images. Peut-on estimer pour autant qu’on est passé au « postcinéma », comme on le dit beaucoup? Et, dans ces réarrangements des dispositifs et des médiums de l’image mouvante, que devient ce caractère, en droit secondaire, mais en pratique essentiel, de l’œuvre cinématographique : elle véhicule une fiction? En s’interrogeant sur ces nouvelles limites de la fiction, mais aussi sur ses lois permanentes, on s’aperçoit qu’elle a remarquablement résisté à tout ce qui, de l’intérieur comme de l’extérieur du cinéma, tend à en réduire la part. Le cinéma est l’art de la production et de la gestion du temps; la fiction, c’est tout simplement l’art, universellement pratiqué, de mettre imaginairement de l’ordre dans le monde. Leur rencontre n’a pas fini de nous poser des questions.

Jacques Aumont est universitaire et critique, auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur les images et l’esthétique – spécialement celles du cinéma.

Vrin – Philosophie et cinéma
180 pages – 11 × 18 cm
ISBN 978-2-7116-2843-8 – septembre 2018

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