François Dufay : Maximes et autres pensées remarquables des moralistes français

L’époque n’est plus aux moralistes et leurs sentences sonnent aujourd’hui comme un accord de clavecin. On leur préfère en général les philosophes du bonheur, les maîtres penseurs médiatiques ou les psys, syllabe floue qui désigne la vaste corporation du moi.

C’est pleinement conscient de cette réalité que François Dufay entreprit au début de sa carrière la rédaction d’un recueil de maximes dont la portée est loin d’être minime pour qui est attiré par l’ivresse des profondeurs. En fin connaisseur de la littérature française, il ne cherchait pas à transformer ses auteurs favoris en philosophes pratiques. Son but était, je crois, de réhabiliter la morale en tant qu’art de vivre, en tant que sagesse appropriable, libre et déliée, soit l’inverse du prêt à penser idéologique ou religieux. Les “mathématiques du coeur”. » Chr. M.

Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de lettres, journaliste, François Dufay (1963-2009) fut entre autres rédacteur-en-chef Culture à L’Express. Outre ces Maximes, son oeuvre compte Les Normaliens, Le Voyage d’automne, Le Soufre et le Moisi ainsi qu’un livre d’entretiens avec G.-A. Goldschmidt, Un enfant aux cheveux gris.

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