Gaston Bachelard : La flamme d’une chandelle

« Dans ce petit livre de simple rêverie, sans la surcharge d’aucun savoir, sans nous emprisonner dans l’unité d’une méthode d’enquête, nous voudrions, en une suite de courts chapitres, dire quel renouvellement de la rêverie reçoit un rêveur dans la contemplation d’une flamme solitaire. La flamme, parmi les objets du monde qui appellent la rêverie, est un des plus grands opérateurs d’images. La flamme nous force à imaginer. Devant une flamme, dès qu’on rêve, ce que l’on perçoit n’est rien au regard de ce qu’on imagine. La flamme porte sa valeur de métaphores et d’images dans les domaines de méditation les plus divers. Prenez-la comme le sujet d’un des verbes qui expriment la vie et vous verrez qu’elle donne à ce verbe un supplément d’animation. »

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