Jacques Ellul : Pour qui, pour quoi travaillons-nous ?

Édition de : Michel Hourcade, Jean-Pierre Jézéquel, Gérard Paul
«C’est un choix décisif devant lequel, déjà, nous sommes placés : ou bien travailler beaucoup pour consommer beaucoup (et c’est l’option de notre société occidentale), ou bien accepter de consommer moins en travaillant peu (et ce fut parfois l’option délibérée de certaines sociétés traditionnelles). Aujourd’hui, nous voudrions tout cumuler, travailler peu et consommer beaucoup.»
«Nous sommes la première société à avoir tout voué au travail. L’histoire des hommes était faite d’une modération, parfois d’une défiance, envers le Travail. Nous sommes devenus les adorateurs du Travail et de nos œuvres.»
«Le travail c’est la liberté. C’est bien la formule idéale de ce lieu commun. Ce qu’il faut qu’il y tienne quand même à la liberté, le bonhomme, pour formuler de si évidentes contre-vérités, pour avaler de si parfaites absurdités, et qu’il y ait de profonds philosophes pour l’expliquer “phénoménologiquement”, et qu’il y ait d’immenses politiciens pour l’appliquer juridiquement!»

S’il n’a jamais consacré d’ouvrage spécifique au travail, Jacques Ellul l’évoque tout au long de son œuvre. Les textes s’y rapportant sont réunis ici pour la première fois.
La petite vermillon (n° 379)
Paru le 15/02/2018
Genres : Essais et documents – La Petite Vermillon

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