L’identité problématique et ses formes culturelles. Autrui et soi en question

Le thème de l’identité occupe une place nouvelle dans l’actualité sociale et politique. En effet, à l’heure de la globalisation et du mondialisme, il semblerait que les identités collectives tendent soit à s’aplanir ou à se recomposer, soit à se rétracter ou se durcir autour de signes sommaires. Les uns voient dans cette évolution la promesse d’une plus haute forme d’humanité; les autres, la fin dangereuse de figures spirituelles, tutélaires et rassurantes.
Fréquemment utilisée dans les sciences humaines, cette notion d’identité n’a cependant pas fait florès en philosophie. Celle-ci tient à distance un mot dont le sens, se prêtant vite au parti pris, doit être problématisé. Le penser philosophique a ici son mot à dire sur un sujet où l’actualité journalistique et les facilités idéologiques veulent le disputer à l’analyse rigoureuse du concept.
Être soi-même autant que reconnaître l’autre dans sa différence : cette injonction de « la belle âme » ne s’incarne pas si aisément dans le réel. Dès lors, il importe de s’interroger sur ce que signifie ce terme d’iden tité, qu’il se trouve appliqué à un sujet individuel ou a un sujet collectif. Partant, les rapports entre soi et autrui pourront apparaître dans leurs processus constitutifs.

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