Parménide : Le poème

« Eh bien, donc je vais parler — toi, écoute mes paroles et retiens-les — je vais te dire quelles sont les deux seules voies de recherche à concevoir : la première — comment il est et qu’il n’est pas possible qu’il ne soit pas — est le chemin auquel se fier — car il suit la Vérité —. La seconde, à savoir qu’il n’est pas et que le non-être est nécessaire, cette voie, je te le dis, n’est qu’un sentier où ne se trouve absolument rien à quoi se fier. Car on ne peut ni connaître ce qui n’est pas — il n’y a pas là d’issue possible —, ni l’énoncer en une parole. » Parménide — Le Poème

« Si tout grand poème est un événement, et même peut-être une aventure, la question se pose de savoir ce qui, au juste, advient dans le Poème de Parménide. Nous pouvons formuler ainsi la réponse. Ce qui advient, dans le Poème de Parménide, c’est la transcendance elle-même non pas sans doute au sens métaphysique, qui dominera depuis le platonisme jusqu’à nos jours, d’un étant transcendant, mais au sens du dépassement ou de la transgression radicale de tout étant possible vers l’éclaircie même de l’être de l’étant. » Jean Beaufret

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