Roland Jaccard : La tentation nihiliste suivi de Le cimetière de la morale

C’est parce que l’ennui donne un avant-goût du néant que les hommes tentent l’impossible pour lui échapper : l’aspiration à sauver le monde trouve là son unique cause et, à l’autre extrémité, le suicide comme la folie ne sont peut-être que d’habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l’angoisse du vide.

« “La mégalomanie galopante est une maladie qui affecte bien des écrivains. Ceux que j’ai conviés au Cimetière de la morale ont été miraculeusement épargnés par ce virus, et c’est, sans doute, ce qui rend leur présence tout à la fois si insolite et si attachante”, écrit-il. C’est bon, Jaccard est un élu : qu’il s’installe vite dans sa propre Olympe. »
Michèle Bernstein, Libération.

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