Sigmund Freud : Métapsychologie

« Je m’interrompis après quelques essais (…), et j’ai certes bien fait, car le temps n’était pas encore venu pour une telle immobilisation de la théorie. »

« Mon enfant idéal », écrivait Freud à Fließ, en 1896, à propos de la toute jeune métapsychologie. Quinze ans après L’interprétation du rêve, l’enfant s’apprêtait à devenir un « système psychanalytique ». De cette synthèse provisoire, il reste cinq essais sur les douze projetés et rédigés au début de 1915, auxquels vient s’ajouter l’esquisse d’un sixième (« Vue d’ensemble des névroses de transfert »), découvert en 1987. Cinq textes fondamentaux qui redéfinissent les concepts de pulsion, de refoulement, d’inconscient et en introduisent de nouveaux. À Lou Andreas-Salomé qui lui demande en 1919 où en est sa métapsychologie, Freud répond : « Elle n’est pas écrite. » En réalité, la métapsychologie est toujours à réécrire et son objet — l’inconscient — toujours à refonder.

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