Sigmund Freud : Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci

« Quand la recherche médicale sur l’âme, qui doit généralement se contenter d’un matériel humain plutôt médiocre, aborde une grande figure du genre humain, elle n’obéit pas aux mobiles que lui imputent si fréquemment les profanes. Elle ne cherche pas à “noircir ce qui rayonne et à traîner le sublime dans la boue” ; elle n’éprouve aucune satisfaction à réduire la distance entre cette perfection et l’insuffisance de ses objets ordinaires. Bien au contraire, tout ce qu’il est possible d’observer chez ces grands modèles lui semble mériter d’être un objet d’étude et d’intelligence, et elle pense que personne n’est si grand qu’il puisse être infamant pour lui d’obéir aux lois régissant avec la même rigueur conduite normale et conduite morbide. »
Sigmund Freud

Traduit de l’allemand par Dominique Tassel
Présentation, note et bibliographie par Clotilde Leguil

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