Wilfried Kühn : Quel savoir après le scepticisme? Plotin et ses prédécesseurs sur la conscience de soi

Les uns sont fascinés par la hardiesse et la constance de sa pensée, les autres la rejettent au motif que sa métaphysique est extravagante et son raisonnement obscur. Mais alors, quel profit tirer de la lecture de l’œuvre de Plotin?
Mieux que tout autre, Plotin réussit à faire le point sur les doctrines philosophiques qui l’ont précédé, y compris le scepticisme. Et il y parvient avec une perspicacité et une originalité exceptionnelles, tout en restant un strict partisan du platonisme. Interpréter Plotin dans sa confrontation avec ses prédécesseurs, c’est prendre part à un passionnant débat et soumettre à une évaluation les acquis et les limites de chacun.
Telle est la démarche à laquelle invite ce livre qui est consacré à la théorie du savoir. Après que le doute sceptique ait ébranlé les théories antérieures, Plotin innove en faisant coïncider savoir objectif et connaissance de soi. Ce geste théorique, ses antécédents et ses conséquences sont au cœur de ce travail de recherche.

Wilfried Kühn est chercheur au CNRS (Centre Jean Pépin, UPR 76), et enseigne à l’Université de Bochum. Ses recherches portent sur l’histoire de la philosophie antique et médiévale

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