Alexandre d’Helt : Heidegger et la pensée médiévale

Les rapports qu’entretenait Heidegger avec la pensée médiévale ont fait l’objet de peu d’attention si l’on compare le nombre d’études consacrées à ce sujet avec celles qui sont dédiées à sa lecture des philosophes grecs ou allemands. Le présent ouvrage tente de clarifier cet aspect parfois méconnu de la pensée du philosophe de Todtnauberg. Celui-ci est examiné dans la double perspective d’une relecture du parcours de pensée heideggerien et d’une interrogation sur la caractérisation heideggerienne de la métaphysique comme « ontothéologie ». Dans cette optique, l’étude est divisée en trois parties correspondant à trois grandes périodes de la pensée heideggerienne : l’œuvre de jeunesse (antérieure aux années vingt), la période de Sein und Zeit (aux alentours de 1927), et la période suivant le « tournant » (du début des années trente à la mort de Heidegger en 1976). La première époque est étudiée par l’intermédiaire d’un commentaire du Traité des catégories et de la signification chez Duns Scot (1916). La deuxième se concentre sur la confrontation avec Thomas d’Aquin et l’école thomiste au travers des trois concepts de « métaphysique », de « Différence », et de « Vérité ». Finalement, la troisième partie examine la récupération des concepts eckhartiens de Gelassenheit et Gottheit au moyen desquels Heidegger tente de penser un nouveau rapport au monde et aux choses.

Alexandre d’Helt est licencié en philosophie, aspirant du Fonds de la Recherche Scientifique de Belgique (FNRS), et chercheur au sein du Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité (CIERL) de l’Université Libre de Bruxelles

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