Didier Franck, L’un-pour-l’autre. Levinas et la signification

Que signifie Dieu dès lors que nous en sommes privés et avons toujours déjà cessé de croire ? L’athéisme n’appelle-t-il pas une compréhension de celui dont il se sépare ? En proclamant la mort de Dieu et l’accomplissement du nihilisme, Nietzsche énonce une parole qui porte sur toute l’histoire occidentale. Mais cet énoncé (“Dieu est mort”) ferme l’accès à ce dont il suppose néanmoins la compréhension. Comment définir cet accès s’il ne peut être observance de la loi ou reconnaissance de la foi ? L’auteur reprend les interrogations de Levinas : toute question philosophique est une façon d’assumer l’histoire dont elle est tributaire, et c’est la raison pour laquelle son élaboration prend toujours, d’une manière ou d’une autre, la forme d’une re-lecture.

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