Dietrich de Freiberg I : Substances, quiddités, accidents

Météorite tombé de l’autre côté du Rhin, rebelle à tous les « ismes », splendide, mais apparemment isolé, Theodoricus de Vribergh est pourtant un grand philosophe. Un grand philosophe allemand du Moyen Âge. Il appartient à « l’école d’Albert le Grand », il est un représentant du « néoplatonisme médiéval », il entend défendre l’authentique doctrine d’Aristote et il est un des fondateurs de la « métaphysique de l’esprit ». La publication en français de ses principaux textes, sous la direction de Ruedi Imbach et Alain de Libera, devrait faire justice de ces raccourcis.
Ce premier volume, consacré à l’ontologie, rassemble deux traités sur la substance, la quidité et l’accident : le De accidentibus et le De quiditatibus entium. Le premier contient une critique de la théorie « commune » de l’accident, dont la fine pointe est tournée contre la doctrine thomasienne de l’eucharistie, le second, une réinterprétation d’ensemble des concepts fondamentaux de la théorie de l’essence, de l’être et de l’étant.

Traduction et notes de Catherine König-Pralong et Ruedi Imbach. Introduction de Kurt Flasch

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