Jean-Marie Guyau : Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction

Publiée pour la première fois en 1885, l’Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction nous propose une théorie éthique inspirée par l’évolutionnisme et la psychophysiologie naissante. Son principe, la tendance de la vie à plus d’expansion et plus d’intensité, permet à son auteur, Jean-Marie Guyau (1854-1888), de se placer en concurrence des « deux tendances de la morale » selon lui : l’utilitarisme anglo-saxon et le kantisme continental. Il le conduit aussi à nous offrir la perspective originale d’une « morale de la vie » dans ce livre « raffiné, mélancoliquement courageux » (Nietzsche).
Né en 1854 à Laval, Jean-Marie Guyau est le fils d’Augustine Tuillerie, connue pour avoir publié sous le pseudonyme de Giordano Bruno plusieurs livres, dont le fameux Tour de France de deux enfants (1877) ; il est le beau-fils du philosophe Alfred Fouillée, qui diffusera sa pensée et publiera une partie de l’œuvre de Guyau après sa mort précoce (1888). Guyau, historien de la philosophie morale, historien des religions, philosophe de l’art et théoricien de la pédagogie, était aussi l’auteur de manuels de lecture et de classiques scolaires, un poète, un musicien. L’Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction, pour la première fois publiée avec l’indication des modifications apportées à la première édition, est sans conteste son ouvrage le plus personnel et le plus fameux.

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