Marta Fattori : Etudes sur Francis Bacon

Le renouveau des études baconiennes est lié aux recherches de Graham Rees, qui ont permis la nouvelle édition critique des œuvres de Francis Bacon. Cette perspective nouvelle, qui a fait passer Bacon du statut de mage de la Renaissance à celui d’un fondateur de la Modernité, a guidé les études réunies dans le présent volume.
Pour Bacon, selon une formule célèbre, « la connaissance est pouvoir », un pouvoir qui se substitue à celui des sciences occultes (« pastorales », dit-il, comme des fables). S’il connaît les philosophes italiens de la Renaissance, il s’en détache avec vigueur. Sa propre logique s’appuie sur la dénonciation des idola : inapte à saisir la réalité subtile des choses naturelles, l’homme a montré une timidité profonde devant le chemin ardu de la connaissance (se lamentant sur l’obscurité des choses de la nature), un orgueil obstiné (jugeant impossible ce qui lui était inconnu) et une impuissance aveugle à soumettre la dialectique à une critique méthodologique. L’impact de son projet sur la culture européenne du XVIIe siècle fut immense, le grand succès des années 1630 étant surtout dû aux œuvres de philosophie naturelle.
Fondement des sciences, terminologie philosophique et postérité intellectuelle : ces trois champs d’étude permettent de tracer un portrait renouvelé de l’un des pères de la pensée moderne.

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