Jean-Michel Salanskis : Heidegger, le mal et la science

Comment faut-il user de Heidegger ?

Ce livre, prenant position dans une longue introduction sur le débat relancé par Emmanuel Faye dans son Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie, essaie de définir une règle de lecture du philosophe compromis. Il désigne deux lieux célèbres de sa philosophie comme « dangereux » ou virtuellement contaminés : l’être-pour-la-mort et le dépassement de la métaphysique.

Il établit aussi un rapport entre la faillite politique de Heidegger et l’attitude de défiance et distance envers la science et son esprit qui fut en fin de compte essentiellement la sienne. Mais il essaie également de proposer, peut-être contre l’intention de Heidegger, une élaboration de certains motifs heideggériens (comme l’herméneutique ou la différence ontologique) susceptible de nous aider à comprendre la grandeur de la pensée de la science. Il offre d’ailleurs, au fil de ses chapitres, une vision large des liens de la philosophie de Heidegger avec différents aspects de la science : logique, mathématiques, physique, sciences cognitives.
Enfin, de manière plus locale et discrète, il apporte des éléments de réflexion sur la relation de Heidegger avec Kant, ou avec les Juifs et leur tradition du commentaire et de l’observance.

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